ECONOMIE DE NKONGSAMBA

coffea-arabica-café-arabica-caféier-plantL’économie d’un pays, d’une région ou d’une ville est très souvent liée à l’évolution de sa population. L’économie de Nkongsamba n’échappe pas à cette règle.

A l’arrivée des Allemands en 1904, la ville comptait près de 200 habitants. La construction du chemin de fer qui exigeait une main d’œuvre importante a conduit les allemands à aller chercher cette main d’œuvre dans l’ouest du Cameroun. C’est ainsi que l’on assiste à une augmentation croissante et régulière de la population. Celle –ci passe de 200 habitants en 1904 à 10 000 en 1929, près de 30 000 en 1950, 117 000 de nos jours. Cette évolution de la population s’accompagne de l’évolution de l’économie locale.

L’économie de Nkongsamba repose à la base sur le secteur primaire. L’agriculture dans la ville de Nkongsamba constitue la principale activité de subsistance car 80% des populations de la ville vivent des travaux champêtres. Avant l’introduction du café dans les années 20, la principale culture était le palmier à huile. La culture du palmier à huile a progressivement laissé place à la culture du café.

Cette culture a été et reste encore la principale source de revenu des habitants de Nkongsamba, première ville de production de café. Cette production si importante à d’ailleurs donné lieu à une manifestation annuelle , la fête du café avec l’élection de miss café. La crise des années 90 a laissé une facture amère dans le secteur du café. La dégradation des termes de l’échange entre pays producteurs et pays industriels n’a cessé de l’échange entre pays producteurs et pays industriels n’a cessé de croître, conduisant à la fermeture des caisses de stabilisation des produits de base qui ne jouaient plus leur rôle. La fermeture des caisses de stabilisation des prix à conduit à une baisse de revenu des producteurs et de leur pouvoir d’achat. La facture amère dans le secteur du café. La dégradation des termes de l’échange entre pays producteurs et pays industriels n’a cessé de l’échange entre pays producteurs et pays industriels n’a cessé de croître, conduisant à la fermeture des caisses de stabilisation des produits de base qui ne jouaient plus leur rôle. La fermeture des caisses de stabilisation des prix à conduit à une baisse de revenu des producteurs et de leur pouvoir d’achat. La conséquence ne s’est pas fait attendre, les producteurs ont progressivement délaissé cette culture au profit d’autres produits. La culture

De nombreuses autres productions régionales caractérisent l’agriculture de Nkongsamba. Aux plantations de café et huile de palme viennent s’ajouter les cultures vivrières telles que les bananiers, banane plantin, macabo, patate douce, kolatiers, nombreux arbres fruitiers, légumes, manioc, maïs etc …

L’élevage dans la ville de Nkongsamba est resté un élevage de subsistance. Le cheptel est de taille très faible, quelques bovins, porcins, ovins et volailles.

Le commerce
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L’essor d’une ville est lié à l’existence des lieux d’échange. Dans les années 60-70 Nkongsamba dispose des lieux d’échange traditionnels et modernes. Le lieu d’échange moderne était représenté par le super marché Printagnia devenu monoprix, BATA (pour le commerce de chaussures) , gérés par des expatriés. Ce super marché moderne a fait la gloire de la ville jusque dans le milieu des années 70 avant de fermer définitivement ses portes. On y trouvait tous les produits de première nécessité en provenance d’Europe avec un système de libre service A coté de ce marché moderne, cohabitaient quatre marchés traditionnels : la marché A ;

du café baisse progressivement au profit de celle du palmier à huile qui est en train de devenir la principale culture.

  • Le secteur secondaire reste très marginal dans la ville de Nkongsamba. Il était essentiellement constitué de l’industrie agroalimentaire. Les principales industries étaient celle du décorticage du café : GORTZOUNIAN, NGAKO ANSELME TCHUAFFE, SITAGRI, COOPLACAM et TZOUVELOS, du pressage de ’huile de palme : ETS Mangwa ou encore celle qui servait à débiter les billes de bois la CICAB.
  • Le secteur tertiaire occupe une place négligeable dans l’économie de la ville de Nkongsamba. Le secteur tertiaire (marchand et non marchand) emploie à peine 10% de la population active de la ville et contribue de façon marginale à sa croissance.
  • –  secteur tertiaire marchand. Quelques banques et assureurs (société générale, BIBIC, Chanas et ASSURANCE , Banque centrale, ……) occupent un poids dans ce secteur et emploient moins de cinquante personnes. Ces banques avaient pour rôle essentiel de récolter l’épargne des commerçants et agriculteurs et de financer les campagnes caféières et accordaient très peu de crédits.

Nkongsamba5_020413500Les marchés C et monté Carlos restent des marchés où sont commercialisés les produits de consommation courante. La baisse du pouvoir d’achat est à l’origine de la baisse de fréquentation de ces marchés dont l’activité est décroissante.

L’artisanat

Le travail artisanal à Nkongsamba est très peu développé comparativement à d’autres villes comme Foumban. Ce travail se limite au tissage du rotin, à la sculpture du bois, pétrissage de l’argile, au travail de l’aluminium et du bronze aboutissant à la production des sièges, masques, statuettes, tambour, instruments de musique, bijoux …. Cette activité EMPLOIE très peu de personnes et les revenus qui en découlent sont assez marginaux.

Le tourisme 

la ville « citée des deux monts et des sept collines » a un paysage très attrayant et un climat qui jadis a favorisé la sédentarisation des européens. Le tourisme est favorisé par la visite :

Le marché B, le marché C et monté Carlos. Le marché A compte 4 portails : Nord Sud Est Ouest avec une entrée centrale. C’est un marché constitué pour l’essentiel de comptoirs coloniaux où les commerç̧ants exposent leurs marchandises. C’est un marché où s’échangent essentiellement les produits de consommation COURANTE .

Manegouba-1024x286.jpgLe Marché B est le plus grand marché où s’effectuent les grands échanges de la ville. Il est ouvert aux populations locales et environnementales. On y trouve les produits de toute nature : produits agricoles, de la pêche, de l’levage, les produits manufacturés…

– des chutes d’ekon-mkam, excentrée de la ville, d’une longueur d’environ vingt mètres de

– hauteur dans des broussailles et qui attire de nombreux touristes.

– des lacs jumeaux du Manengouba situés à Ekangté sur le mont Manengouba. Le lac mâle est dangereux et difficile d’accès. Le lac femelle est moins dangereux et accueille les touristes qui y trouvent leur plaisir par la vue qu’il offre et la baignade.

– de la tombe du chien à six pattes située près de la maison du parti.

Ce tourisme dans la ville s’achève avec une vue panoramique des trois monts qui entourent la ville : monts Koupé Manengouba et Nlonako. Il est néanmoins très difficile de chiffrer les retombées économiques du tourisme dans la ville de Nkongsamba.

 

Le transport 

Le transport dans la ville de Nkongsamba a été longtemps marqué par une exploitation individuelle et familiale. Des cars individuels ASSURAIENT le transport des voyageurs vers le reste du pays. A l’intérieur, les taxis assuraient le transport interurbain. Cette organisation du transport a évolué. Le transport vers l’extérieur de la ville est assuré désormais par des agences de voyage :Tahiti, Margo qui ont laissé place à centrale voyage, Tala voyage. Le transport urbain a connu un changement radical, les taxis ont laissé place aux ben skin.

Secteur non marchand 

Sont concernées l’ensemble des activités à but non lucratif (associations) et les administrations publiques : administration centrale, police, l’armée, la justice, les hôpitaux…

JJT